
Raconte-nous ton aventure américaine...
L'idée d'un album en anglais est née il y a deux ans, à l'époque où j'étais dans mon ancienne maison de disques. Des gens de la maison-mère de ma maison de disques qui est à Londres étaient venus voir ma performance aux NRJ Music Awards 2006. Ils étaient intéressés par quelqu'un dans mon domaine. Ils m'ont fait faire des maquettes en anglais, pour voir ce que j'avais à donner. Les essais ont été concluants. Après avoir changé de maison de disques, je n'ai pas lâché l'idée de faire cet album en anglais.
Comment as-tu été mis en relation avec Timbaland ?
Il y a eu ma rencontre avec Nelly Furtado lors de NRJ Music Awards 2007. C'est ce qui a déclenché toute la partié liée à Timbaland. J'ai rencontré son staff, tout s'est super bien passé. Dans un premier temps, j'ai été présenté à son manager à New York. Je lui ai présenté mon projet, je lui ai montré mon DVD live. Il a kiffé et Timbaland a voulu me rencontrer à l'époque du concert de Justin à Paris (le 22 mai 2007). Il est venu deux jours avant pour qu'on se rencontre et qu'on discute de tout ça ensemble... On s'est revus un peu plus tard à Londres et au mois de juillet, je suis allé le rejoindre dans son studio à Virginia Beach et on a commencé à bosser...
Comment s'est passé le boulot avec Timbaland et Ryan Leslie (le producteur de Cassie) ?
Pour toute la partie Timbaland, j'ai eu quelqu'un avec moi en studio, un coach vocal, un "vocal producer" comme ils appellent ça. C'était le directeur vocal de tout l'album de Nelly Furtado et qui a écrit tous ses tubes. On a écrit et on a fait toutes les lignes de chant ensemble. C'est lui qui m'a dirigé vocalement en studio. Pour le travail avec Ryan Leslie, on n'était que deux en studio, on partait de zéro. Je crois qu'avec Ryan, j'ai fait le morceau le plus personnel de l'album, au niveau de la couleur du son. C'est un titre qui s'appelle Tokio Girl. Il a vraiment une identité, ce morceau ! C'est du "Ryan Pokora" !
As-tu l'impression d'avoir appris des choses ?
Travailler avec Timbaland et Ryan a élevé mon niveau. J'étais super assidu quand on travaillait ensemble, j'écoutais vraiment ce qu'on me disait, contrairement à mon l'album précédent où j'ai voulu tout faire tout seul. Quand on travaille avec des gens d'expérience, c'est un peu comme au foot : quand tu es avec de bons joueurs autour de toi, c'est plus facile... C'était un kiffe ! C'est vrai que je vois la différence au niveau de mon interprétation, sur le chant, sur la richesse des morceaux, je ne l'avais pas avant et je l'ai maintenant...
Comment as-tu travaillé ton anglais ?
J'ai pris quelques cours avant la fin de ma tournée et après, c'est à force d'être aux Etats-Unis que j'ai progressé en anglais. En studio, on me reprenait quand je prononçais mal certains mots. Je n'ai pas travaillé plus que ça. C'est à force d'être au coeur d'un environnement anglo-saxon que j'ai appris les expressions. Je n'ai maintenant quasiment plus de problème pour comprendre et me faire comprendre. C'est toujours plus facile quand on est dans le pays pour apprendre ! Quans tu es au milieu d'une conversation, que tout le monde parle en anglais et que tu essaies de suivre, au bout d'un moment, tu arrives à accrocher le wagon...
On te comparait déjà avant à Justin Timberlake. Maintenant que tu as travaillé avec Timbaland, le producteur des plus grands hits de Justin, la comparaison est encore plus évidente. Comment le vis-tu ?
Je m'y attendais ! Je ne peux rien dire d'autre que vous verrez avec le temps que ce n'est pas du tout la même démarche. Je voulais travailler avec Timbaland bien avant que Justin Timberlake ne travaille avec lui. Déjà quand j'étais dans les Linkup, quand j'avais 17 ans. Tu peux aller chercher les interviews de l'époque où je parlais de Timbaland !

Que réponds-tu à ceux qui te comparent à Justin ?
Je ne pourrais pas empêcher les gens de comparer. De toutes façons, c'est dans la mentalité des gens de vouloir toujours comparer, encore plus en France qu'ailleurs ! Je ne suis pas le premier à faire ça, Justin non plus et on ne sera pas les derniers... On verra avec le temps que ce n'est pas du tout la même démarche. Les morceaux et le choix d'autres producteurs le montrent aussi. J'aurais pu faire tout mon album avec Timbaland ! Mais j'ai voulu apporter aussi d'autres couleurs à mon album. C'est pour ça qu'il y a d'autres compositeurs qui ont travaillé avec moi...
Dis-moi, tu as encore de nouveaux tatouages !
Ah la la, les tatouages et moi, c'est une histoire d'amour ! Oui, en fait, je n'ai pas arrêté d'en faire ! Cette année, je n'en ai pas fait beaucoup. Enfin, j'en ai fait quand même... D'ailleurs, j'en ai encore fait un il y a deux jours ! C'est vraiment un kiffe ! Pour moi, c'est artistique, ce n'est pas faire des tattoos pour faires de tattoos ! C'est un kiffe de voir des dessins sur les gens. Je trouve cette invention mortelle ! Et quand on me dit "Oui, mais dans quelques années..." Moi, je pars du principe qu'on ne vit qu'une fois. Si ça se trouve, dans quelques années, je ne serais peut-être plus là. A l'heure d'aujourd'hui, je kiffe et tant pis, je serais un grand-père hyper cool !
Montre-nous tes derniers tattos !
J'ai fait le cou, là. Il y a quelques jours, j'ai fait le "X" de X-Men. C'est un tatouage qu'on a fait avec Djibril (Cissé- NDLR), mon meilleur pote, parce qu'à chaque fois qu'il marque au foot, maintenant, il fait un "X" avec les bras. C'est une dédicace. Djibril a fait le même. C'est le tout dernier, il y a encore les croûtes ! J'en ai également des nouveaux dans le dos, j'ai des ailes... Bref, je n'ai pas fini ! J'arrête de dire que j'arrête parce que de toutes façon, je continue ! Je pense que je vais finir bien arrangé, moi !
Matt, vas-tu changer maintenant que tu as travaillé aux States avec Timbaland ?
Dans mon album, il y a plein de clins d'oeil à la France comme des phrases "Call me the Frenchy", des choses comme ça... Il y a pas de soucis là-dessus, je suis super fier d'être français et je vais représenter à 3000 % ! Ca me tient vraiment à coeur. Comme je le dis souvent, je suis né en France, je suis français, j'ai commencé en France, mon éducation est française. Je ne vais pas dire que je vais être un "ambassadeur", mais à mon niveau, je ferai le maximum pour mon pays musicalement parlant.
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